La Grande Noirceur

DuplessisLorsque le Québec a décidé de tourner le dos au populisme de droite de Duplessis et à son mélange de politiques économiques libérales et de politiques sociales conservatrices, le mouvement est parti des villes vers les campagnes. C’était la ville, Montréal surtout, qui avait connu les désastres de la révolution industrielle, et qui souffrait le plus de politiques encourageant la division et la fracture sociale. Et c’était aussi de Montréal, l’éduquée, la politisée, qu’était née la flamme du changement, qui a embrasé le Québec et été à la source de la Révolution tranquille.

Aujourd’hui, c’est la revanche de la campagne. Toutes ces régions, qui ont été convaincues sur le tard de la nécessité de mieux partager la richesse, sur le désir de s’ouvrir à l’autre, ce sont aujourd’hui elles qui se referment sur elles-mêmes et tentent de réécrire le passé, se réenfermant dans de vieilles idées périmées d’un temps soi-disant idyllique où nous étions « entre nous » et où celui qui ne réussit pas était absolument un incapable.

Exit la redistribution de la richesse! Exit nos programmes sociaux! Exit notre capacité intégratoire et notre désir de vivre ensemble. Cette revanche des régions, c’est celle d’une population sous-scolarisée, dépolitisée, et à qui on a fait croire qu’un vote pour l’ADQ était le germe d’un meilleur futur alors que beaucoup de ces gens ne savent même pas ce qu’est une idéologie et n’a pas la moindre compréhension des « idées » adéquistes.

Avec le résultat de ce soir, il apparaît de plus en plus que Montréal est Montréal et quelques comtés en région sont un îlot de lumière au centre d’une grande noirceur. Comme si le temps s’était arrêté en région et qu’on se retrouvait à nouveau à l’aube des années 60 et que celles-ci avaient fait un choix différent. Au lieu d’embarquer dans le train du progrès social, de l’apprentissage à mieux vivre ensemble, à partager la richesse, elles ont choisi les préjugés, le conservatisme, la fracture sociale et la xénophobie. Aujourd’hui, il y a deux Québec: celui urbain, qui croit encore aux Lumières, qui veut se servir du progrès pour améliorer la vie de la population, et l’autre, le rural, qui aurait voté pour « Mario » même si celui-ci avait proposé un suicide collectif (en est-on si loin, avec ses politiques draconiennes?).

On parle ici de gens qui ont voté pour « Mario » par anticipation, avant même qu’il ne dépose le cadre financier de son parti. Des gens qui ont voté pour d’illustres inconnus sans la moindre expérience politique, des poteaux, des gens incapables d’expliquer leur programme (de 27 petites pages!) à une classe d’étudiants du secondaire. On parle de gens qui, malgré toute la sympathique que je peux avoir pour eux, mes amis Québécois, sont profondément en retard sur le progressisme de Montréal et se complaisent dans leur situation de retardataires du développement.

Aujourd’hui, ce n’est pas le retour complet à la Grande Noirceur – heureusement le PLQ a gagné et le PQ dispose de la balance du pouvoir – mais le Québec marque un grand recul en faisant passer les clips de préjugés et de haine devant le discours articulé et cohérent de Boisclair, par exemple.

Aujourd’hui, les gens des régions ont décidé de se peinturer dans le coin, de tourner le dos à ce qui fait la grandeur du Québec, et en ce sens ils sont la honte du Québec moderne, un anachronisme politique et une insulte à toute notion d’intelligence politique.

On dira que le Québec a choisi. Non. Une grande partie de la population a été manipulée par un démagogue populiste qui lui a promis mer et monde et qui, pour améliorer une situation pourrie par dix ans de néolibéralisme, a promis davantage de néolibéralisme.

Malgré tout, il y a du positif à voir l’ADQ se positionner si près du pouvoir: elle aura toute la chance du monde de prouver une fois pour toute que c’est le parti d’un seul homme, que cet homme n’a à coeur que son intérêt personnel, et que ce parti n’a rien de mieux à proposer aux Québécois qu’un Mike Harris en Ontario ou un George W. Bush aux États-Unis. Deux populistes conservateurs qui ont passablement fait reculer leurs entités d’un point de vue social. Et deux tristes personnages qui ont causé des torts qui prendront des années à se régler.

Mise à jour (mardi, 8h15):

Merci à Inkognitho de me ramener à l’ordre. Je n’ai rien contre les régions en général, et je ne les considère par comme des gens attardés d’une manière générale. De nombreuses régions ont résisté à la vague obscurantiste hier soir: Matane, Gaspésie, Chicoutimi, Charlevoix, Ungava, Abitibi, quelques comtés dans les Laurentides, un ou deux comtés en Montérégie, et plusieurs comtés en Estrie. Bravo à tous ceux qui ont refusé la vague obscurantiste et qui croient encore en un Québec progressiste, ouvert, pluraliste, égalitaire, et tourné vers l’avenir. Si Montréal est un ilôt de lumière, toutes ces régions sont comme des milliers de petits soleils dans la froide nuit adéquiste.

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19 Réponses

  1. Heureux d’être le premier à réagir: Quel honneur!

    Shit Louis!

    T’as encore rien compris!

    Arrête de cracher sur les régions. Ça frôle le racisme ton affaire. Et ta frustration est palpable. Moi aussi, si je me rendais compte que mon discours était archaïque, je le serais aussi. Je te comprends…

    Ce soir, une chose a été prouvée: les campagnes de peur, ça fonctionnera de moins en moins car contrairement à ce que vous pensez, le reste du Québec est très éduqué et ne se laisse plus remplir par le populisme et la démogagie des médias et des Montréalais plus fanatiques que politisés.

    Politiciens, Montréalais, médias: WAKE UP! On est au XXIe siècle.

    PS: Claude Charron, ton salissage était aussi subtil qu’un dix roues en plein front. Va te cacher en France et réfléchit à ton comportement inacceptable. Ta réputation en a pris un coup! Tant pis pour toi!

  2. Heureux d’être le second à réagir: quel devoir… il va falloir s’expliquer, les amis, si… ça se trouve…

    Take care, Louis.

  3. Oups!

    Je viens de relire ton texte…

    Pas le choix: té un hos..e de malade! Va te faire soigner.

    Ce que tu as écrit est ignoble. Tellement que je vais en envoyer une copie aux médias.

    Espèce de fachiste, menteur, manipulateur et fermé d’esprit.

    Tu réfléchis comme si Darwin t’avait découvert sur les Iles Gallapagos, que tu y étais né et que tu n’avais jamais vu un autre lopin de terre. Et que tout ce que tu avais eu la chance de contempler dans ta vie, c’est ton nombril.

    Les régions, c’est les corvées, les cueillettes de vêtements, les dons en argent et en aliments lorsque la maison d’un voisin passe au feu, lorsqu’un père de famille a le cancer. C’est une épaule lorqu’une mère perd un enfant.

    Il n’y a pas plus collectiviste que les régions. J’ai demeuré 5 ans à Montréal et la froideur de ses habitants et le manque de véritable solidarité m’ont levé le coeur.

    Ton discours est complètement dénué de vérité.

    Passe par-dessus ton pauvre petit stress des heures de tombée et va donner ton nom pour travailler dans un journal en région. Après 2 mois, tu tomberas en amour avec la ville et les gens et tu ne verras qu’une chose: que tu n’étais qu’un pauvre insulaire égoïste borné qui parlais de choses que tu ne connaissais pas.

    Le résultat du PQ de ce soir? C’est un gros F you aux égocentriques comme toi, qu’ils viennent de Québec, de Montréal ou de n’importe où en province.

    Vouloir faire partie du Canada est une preuve de notre sens du civisme, de la tolérance et de la collectivité.

    Le PQ, c’est l’individualisme, le nombrilisme et le dénigrement de ceux qui ne votent pas pour eux. C’est le parti de la chicane. Et avec des partisans comme toi, on voit qu’une fois séparé, le PQ, au lieu de cracher sur les autres provinces, cracheraient sur ces propres citoyens: les Anglais de Montréal-Ouest, les Amérindiens du nord et les gens des régions.

    C’est seulement lorsque ses partisans seront des rassembleurs que le PQ pourra peut-être aspiré à devenir le parti de tous les Québécois.

    En attendant, des racistes comme toi font trop de ravages.

    Ton intolérance me fait vomir!

    LE OU ZE ER!

    Looser!

  4. Ce qui étone dans le commentaire du bum intello, c’est que l’ensemble de son propos reflète plutôt la pensée de nombreux adéquistes véhiculée en région (!?)…

    L’intolérance, ou la méconnaissance de l’autre, la peur d’être «envahi» par les ethnies, l’individualisme, et j’en passe ne se reflètent pas dans le discours social-démocrate des souverainistes, mais plutôt des adéquistes, de bien des gens en région ! Et je sais de quoi je parle, j’habite Montréal mais je viens de la Montérégie (méchante rafle adéquiste, hein ?), et ces dernières semaines j’en entendu bien des commentaires en ce sens sur la Rive-Sud.

    À l’homme en colère, je suis du même avis que toi, ton billet est excellent, il reflète tout à fait le fond de ma pensée ! Il ne faut vraiment pas savoir lire pour «bitcher» à ce point sur tes écrits et affirmer que tu aies un esprit fermé alors que c’est précisément ce que tu dénonces ! Le retour aux valeurs traditionnelles hyper conservatrices, le repli sur soi…

    Bravo ! Je vais recommander ton texte !

  5. Fannie,

    tu dois venir d’un méchant trou en Montérégie car je connais plein de gens de là et je n,ai jamais rencontré quelqu’un plus rétrograde que Louis, l’ado en colère.

    Par contre, quand je vivais à Montréal, j’ai dû faire face au même discours raciste que celui de Louis. Pas pour rien que l’est de Montréal vote toujours PQ. Les habitants ont tellement peur d’être assimilé par les méchants anglos du West Island que les francos de l’Est votent pour le plus raciste des partis, celui qui participa au défilé antisémite cet été: le PQ.

    Pourquoi tu trouves l’article de Louis si précis? C’est parce qu’il se décrit lui-même. Montréal est replié sur lui. Ouest=libéral Est=PQ. Aucun questionnement: Montréal vote avec ses pieds!

  6. Louis,là où je te perds c’est quand tu dénigres les régions. Attention, il y a des régions qui ont voté PQ et qui ont gagné. Tout comme certains Montrélais qui ont voté pour l’ADQ. Tu nous décris comme des attardés et c’est blessant. S.t.p ne nous met pas tous dans le même bateau. Montréal ne se développe pas seulement avec des Montréalais d’origines. Beaucoup de gens des régions qui vont y étudier décident d’y rester aussi et ainsi participent au développement de Montréal. Ce que je crois voir dans tes écrits est l’éternelle bataille de clocher Montréal-Québec. Sans rancune.

  7. Ouin bin finalement mon Louis tu poche ton examen de prophète 426. C’est de bonne guère. Il reste à voir ce que l’avenir nous réserve car tout comme toi je ne suis pas prophète. Mais en ce qui me concerne hier aura été ma soirée… On s’enbtend à dire que le grand vainqueur c’est Dumont, et le perdant Boisclair. Avec de tel résultats vous devrez changer votre tire et maintenant on parlera du mystère Montreal. Pour ma part il n’y a aucun mystère, car les besoins de Montréal sont de très très loin des besoins d’ailleurs au Québec. Il suffit de l’accepter…

  8. Louis, tu charries, il faut acceper le verdict même si cela est difficile à avaler. Quand je regarde les résultats, je me dis que la population a jugé que la récréation était terminée.Ce n’est pas de l’obscuratisme, c’est le gros bon sens du peuple qui a gagné.C’est le modèle québécois qui est remis en question.Il va falloir que les gens de Montréal arrêtent de regarder les gens des régions avec condescendance et finissent qu’ils(les montréalais) n’ont pas le monopole de la vérité. Et qu’au lieu d’aller en vacances en Europe ou autres endroits branchés, ils devraient faire le tour des régions de notre pays(le Québec) pour voir comment les gens vivent ce que certains prennent pour des dogmes.
    Bref, prenons une grande respiration et osons nous remettre en question.Il y a maintenant deux solitudes: Montréal et le Québec.

  9. Whoa! Je suis montréalaise, et j’espère que les gens en région ne croient pas qu’on est tous comme toi… Ta condescendance me sidère. Montréal n’a pas le monopole de la vérité Louis, ni celui de l’éducation, ni celui de l’intelligence. En quoi les idées des régions sont elles moins valables que les tiennes?

  10. Hé que la pilule doit être dure à avaler pour les péquistes ce matin!

    Désolé Louis, mais je dois te rappeler que c’est ça la démocratie. Les québécois n’ont pas voté autant pour l’ADQ que contre les deux autres partis. Les québécois ne sont pas dupe de Mario Dumont, ils sont tout simplement écoeurés des deux autre. Ils sont écoeurés de Jean Charest et ses promesses brisées et ils sont écoeuré des référendums à répétition. L’ADQ a réussi à rafler plus de sièges que le PQ en proposant un programme simpliste et un cadre financier écrit sur une napkin de binnerie. Le message est plutôt clair…

    Pour survivre, le PLQ et le PQ devront faire le grand ménage s’ils ne veulent pas être balayés de la carte au prochain tour.

  11. C’était la ville, Montréal surtout, qui avait connu les désastres de la révolution industrielle, et qui souffrait le plus de politiques encourageant la division et la fracture sociale. Et c’était aussi de Montréal, l’éduquée, la politisée, qu’était née la flamme du changement, qui a embrasé le Québec et été à la source de la Révolution tranquille.

    N’importe quoi!

    Les conflits syndicaux majeurs qui ont ouvert la voie à la révolution tranquille ont presque tous eu lieu en région. Asbestos, Murdochville, Rouyn, Arvida, Valleyfield, etc., c’est pas des quartiers de Montréal ! Ta frustration t’aveugle…

    Par ailleurs, la vague adéquiste c’est arrêté aux portes de Taschereau, comme le disait Agnès Maltais. Donc, même au coeur de Québec, il y a de l’espoir.

  12. @Nicolas: Sans l’appui de Montréal, la grève d’Asbestos n’aurait pas duré 5 jours. C’est Montréal qui s’est mobilisée par milliers pour envoyer des vivres à Asbestos. Ce sont des syndicalistes montréalais comme Chartrand, entre autres, qui ont parcouru le Québec de long en large pour aider les travailleurs.

    Je suis d’accord avec toi pour le reste; il y a de l’espoir. Il y a encore quelques régions qui ont su faire passer les idées et le bien commun avant le populisme de droite.

    Je dois aller travailler. Je nuancerai mes propos plus tard. Il est vrai que j’ai écrit « à chaud » et j’aurai besoin de réécrire « à froid ». Le fond ne changera pas beaucoup, mais la forme, sûrement.

    Alors mes excuses à ceux que mon texte aurait pu choquer; je vais essayer de préciser ma pensée plus tard.

    @+

  13. LA bouffe venait de Montréal peut être… Mais les gros bras de la sureté du Québec devait venir en partie de Montréal aussi.

    Par contre on est loin du conflits d’Asbestos. Tu divague Louis. Par contre aujourd’hui la vérité est que ce sont les habitants de l’extérieur qui font en partie vivre Montréal par nos taxes et impôts pour subvenir à votre transport en commun déficitaire qui en donne toujours plus a ses employés syndiqués malgré le fait que la ville n’en a pas les moyens. Les infrastructures routières dégueulasses que nous devons contribué à réparer parce-que la ville est pauvre comme Job. Des exemples je pourrais en énumérer encore et encore.

    Je suis d’accord d’apprendre de l’histoire, mais il faut comparer des pommes avec des pommes…

  14. À tous ceux et celles qui se creusaient la tête en évoquant un « Mystère Québec », comprenez bien maintenant, que le Mystère est montréalais.

    Ce mystère est le « sur-place », le prévisible, le manque d’innovation et d’imagination dont est maintenant victime le « feu » bi-partisme qui se partageait les rennes d’élections en élections, dans un confort incitant à la paresse.

    Les Québécois ont dit : « Nous sommes tannés de payer dans le vide, nous voulons des résultats. Si vous ne pouvez faire « la job », tassez-vous… L’ADQ va le faire (espérons-le !) »
    BRAVO !

    Que le PQ tire leçon de ces élections… Qu’il cesse de se mettre la tête dans les nuages à rêver d’un pays… et qu’il le construise sur le terrain avant de croire à la magie des référendums coup-sur-coup…. Ce parti s’en allait tout droit vers un 3e échec référendaire et les Québécois ont dit… ça suffit … on ne veut plus faire rire de nous… Faites vos devoirs !

    Les devoirs… Harper devra les faire, s’il veut continuer de « surfer » sur cette vague d’ouverture pour un « fédéralisme d’ouverture ». C’est à eux de défendre le fédéralisme !!!

  15. La noirceur? Non, je crois plutôt à l’équilibre. Lorsque le pouvoir se dispute toujours entre les 2 mêmes, années après années, c’est pas moi c’est lui… ça devient ridicule. Les Adéquistes se sont fait entendre et il s’agit maintenant d’une lutte à trois. Je pense sérieusement que ça va amené un vent de fraîcheur.

    Je ne crois pas que Boisclair ait ce qu’il faut pour être leader, Louis. Il n’est pas de la même taille que Lévesque ou Parizeau. Il a été très loin du ‘peuple’, fait plusieurs erreurs de parcours et je crois que ça a joué contre lui. Tu as raison, l’équipe de Dumont n’a pas l’expérience… mais le pq a déjà été dans cette position, ne l’oublions pas.

  16. Bon sang, la pillule doit être dure à avaler, Louis, le cher adolescent en colère. Je n’ai pas le temps d’aller fouiller dans un livre sur l’Histoire du Québec, Louise, mais je peux te dire avec certitude et de mémoire que pendant la période de la Grande Noirceur, Montréal était le pôle central du racisme et de l’extrême-droite (pro-Nazi, en plus!) au Québec. D’ailleurs, inutile de dire que pendant la Grande Noirceure, la vie intellectuelle – et encore aujourd’hui – se déroulait principalement à Montréal.

    Tant qu’à y être, Louis-XVI, chère nombriliste à la tête tranchée (allusion à tes réflexions peu profondes et aucunement nuancées), pendant la Grande Noirceur, au moment ou l’Université de Montréal se refermait sur elle-même, l’Université Laval (à Québec) est parmi les premières universités québécoises à avoir nouer des relations (et des échanges) avec des universités du reste du Canada. Je n’ai certes pas un nom francophone, mais j’ai déjà habité à l’extérieur de Montréal, juste pour te dire, Loulou. Arrête de penser que Montréal a toujours eu le monopole de la vérité.

  17. Merci d’avoir écrit sur Mafia Rose, j’ai pu découvrir tes textes. Je suis évidemment entièrement en accord avec tes propos. C’est un retour au misérabilisme. Les Québécois dans leurs ensembles ne sont jamais sortis de leur trou et pour eux, c’est la seule vision du monde qu’ils ont. On est pas très loin de la caverne de Platon (pour les ruraux, ne pas confondre avec Platoon le film…).
    N’empêche, moi qui étais souverainiste jeune, je suis devenu un ardent défenseur du Canada. J’ai beaucoup plus d’affinité avec les gens de Toronto ou de Vancouver que des Québécois hors Montréal. Et quand j’entendais Mario nous dire hier que, oui, il avait des députés autour de Montréal qui pouvaient représenter celle-ci, j’ai presque pleuré. Montréal représenté par les 450, c’est un comble. Le Québec est mort, vive le Québec.

  18. Avoue Yannick que tu n’es qu’un autre nom de plume pour Louis.

    Mafia rose hein? Ça te va bien!

    Pour « la caverne de Platon »: euuuuh, j’comprends pas…

    Raciste va! Montréal vs les régions.

    Contrairement à vous, Montréalais, on serait capable de se débrouiller sans l’aide de l’État.

    Essayer ça pour voir, l’AUTONOMIE!

  19. Mon gars, t’às vécu le même « bad-trip » que moi pendant ces élections-là.

    Comme si « L’intellectualisme » était mort, mis en échec par une bande de populistes-ti-monde-pas-éduqué.
    C’est pire que ça, c’est aussi la mort du rêve de la belle petite nation ouverte, acueillante,humaniste, un brin-à-gauche qui s’est éffondré. Le retour du bon vieux conservatisme agricole québécois gratte-cenne qu’on croyait disparu.

    Inquiète toi pas pour les régions, regarde moi, je viens du fin fond du Lac-Saint-Jean d’un des derniers villages de colonisation là où l’alsphalte arêtte. J’ai étudié 10ans à Québec ou j’y ai vu le montage de tête démagogue qui sévit sur prèsque toutes les radios. Jeff Fillion ayant parti la vague avec des idées d’extrêmme droite prèsque faschiste.
    Je suis maintenant dans le coins de Saint-Hyacinthe.

    Je sais bien une chôse, c’est que des gens instruits, des gens qui valorisent encore la réflexion qui n’achette pas toute ces idées à la con avec un minimum d’esprit critique, il en provient beaucoup des régions.
    Le problème c’est qu’ils n’y retournent pas…

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