Québec Solidaire marque des points


« Je pense qu’il y a beaucoup trop d’agressivité inutile dans cette campagne. Je trouve ça extrêmement dommage. Peu de débats de fond: la lutte à la pauvreté, c’est complètement absent[…] »

-Françoise David

Pour une fois, voilà une excellente appréciation des choses de la part d’une des chefs de Québec Solidaire. Alors que d’un côté comme de l’autre au sein des trois principaux partis on s’attaque à coup de vieilles citations ou de phrases controversées, il y a très peu de place pour les politiques concrètes.

C’est un peu comme si autant le PQ que le PLQ et l’ADQ, de gauche à droite (mais surtout à droite), n’avaient rien de mieux à offrir que des petites virgules ici ou de légères modifications là.

Où sont les grands enjeux? Où sont les programmes importants?

Face à ce vide politique, Québec Solidaire propose une mesure intéressante: l’augmentation de l’aide sociale de 548$ à 828$, c’est-à-dire le niveau des prestations de ceux ayant des contraintes sévères à l’emploi.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est insuffisant pour vivre, surtout à Montréal. Quand on a payé le loyer, la nourriture, le chauffage, les vêtements, il ne reste pas grand chose. Mais c’est un début. C’est déjà un petit geste d’humanité, un coup de pouce pouvant redonner confiance à des milliers de personnes prises dans le cercle vicieux de l’aide sociale; des gens n’ayant pas la moindre confiance en eux.

Mais pour que cette mesure soit efficace, il faudrait aussi augmenter le salaire minimum afin d’inciter les gens à réintégrer le travail et aussi à empêcher cette situation loufoque où des gens travaillant à temps plein vivent sous le seuil de a pauvreté.

Nous sommes une société extrêmement riche. Au lieu de payer des fortunes pour des pharmaceutiques, par exemple, il serait intéressant de miser sur les génériques et d’encourager l’industrie nationale. Avec les économies d’échelle, on pourrait se permettre une solide politique sociale allant à l’encontre des dogmes du néolibéralisme propagés par les principaux médias et par leurs très bons amis des principaux partis.

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