La ligue des vieilles matantes


Après la ligue du vieux poêle, on a maintenant la ligue des vieilles matantes, c’est-à-dire la Fédération des femmes du Québec, qui traite de mysogine, de sexiste et d’à peu près n’importe quel qualificatif n’importe qui qui ose remettre en question leur vision – très étroite – de l’égalité des sexes.

Qu’a donc dit Jean-François Plante, candidat de l’ADQ dans Deux-Montagnes, pour se faire ainsi traîner dans la boue? Il a notamment dit:

« [Dans] la fonction publique québécoise, il y a plus de femmes que d’hommes, et comme si ce n’était pas assez, on fait encore des mesures pour faire entrer davantage de femmes. On fait un genre d’apartheid où on bloque les hommes. »

Maintenant, en quoi ceci est-il sexiste? Il me semble, bien au contraire, que c’est une dénonciation d’une certaine forme de sexisme contre les hommes qui est acceptée socialement. Tout comme sa dénonciation de la discrimination positive qui veut imposer à la tête des sociétés d’État un quota de femmes et d’hommes. Choisir quelqu’un en fonction de son sexe, c’est pas du sexisme ça?

Je ne suis pas un fan adéquiste, vous le savez bien. Et je déteste la radio-poubelle. Mais ici, on parle d’un individu qui a donné une opinion appuyée, en décembre dernier, dans le respect et la tolérance. D’un discours articulé, intéressant, et surtout, qui détonne avec le vieux féminisme revanchard de la Fédération des femmes du Québec.

La dénonciation de ces propos par le PLQ et le PQ tient davantage de l’à-plat-ventrisme devant le lobby féministe et d’opportunisme que d’autre chose. Et la décision de Mario Dumont de ne pas appuyer les opinions de son candidat démontre une fois de plus qu’en matière d’opportunisme, il ne donne pas sa place.

Ceci dit, je crois qu’il faut aller au-delà des allégeances politiques et simplement souligner qu’encore une fois, dans le Québec de 2007, il est impossible de parler de la condition des hommes. Il est impossible de parler du fait que les statistiques démontrent que ceux-ci sont autant victimes de violence que les femmes (la violence verbale et la manipulation, ça fait très mal ça aussi). Il n’est pas possible non plus de vouloir qu’on choisisse un individu selon sa compétence plutôt que son sexe. Et il est hors de question de permettre qu’on remette en question le dogme de la pauvre femme victime perpétuelle d’un monde machiste où, pourtant, elle occupe presque toute la place…

Le féminisme a fait de grandes choses pour le Québec. Il a été un formidable moteur de libération des femmes. Mais à partir du moment où celles-ci sont non seulement égales dans les lois, mais aussi dans les faits, et où on voit apparaître de nombreux secteurs où ce sont les hommes qui sont désavantagés, ce mot a quelque chose d’obscène.

Je rêve d’une Fédération québécoise pour l’égalité des sexes (FQES). Mais qui aura le courage de faire face au puissant lobby féministe?

À lire: Et les hommes?

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7 Réponses

  1. Fait attention à qui tu défend, si j’en crois le forum des Cowboys Fringants, c’est un clown d’extrême-droite du genre à nuire à ta cause…Par ailleurs, je ferais attention avec la question de la violence conjugale. L’une des techniques les plus efficace de la propagande est de répéter ad nauseam un mensonge, jusqu’à ce qu’il devienne vérité. À date, il n’y a aucune étude sérieuse qui dit que les hommes sont autant victime de violence que les femmes. Ce qu’il y a c’est des études qui ont nuancé certains chiffres sorti dans les années 1990. C’est différent. L’argument de la violence égale n’est qu’un prétexte pour minimiser la réalité de la violence faite aux femmes. Bref, c’est de la propagande.Idem pour les femmes dans la fonction publique. C’est juste faux. Il y a des ghettos d’emploi féminin, c’est vrai. Mais ils sont largement compensé par des ghettos d’emploi masculin. Ce qui dérange c’est que les ghettos d’emploi féminin de la fonction publique offrent des jobs syndiquées et relativement bien payées. On oublie juste de dire que, globalement, la majorité des jobs syndiquées et bien payées de notre société sont occupées par… des hommes (à 70%).

  2. Pendant que j’y suis, j’aimerais attirer ton attention sur un texte qui m’a frappé publié dans Le Devoir: Les super-zéro de la condition masculine. C’est Sylvain d’Auteuil, le directeur général du Réseau Hommes Québec, qui pête sa coche contre certains extrémistes masculinistes. Ça donne à réfléchir.Pendant que j’y suis, il y a Martineau qui, dans un de ses rares moments de lucidité l’été dernier avait écris une Lettre ouverte aux masculinistes qui donne beaucoup à réfléchir.

  3. « Les hommes en bonne santé ne devraient pas avoir de médecins de famille. »Qui a dit cela: la candidate LIBÉRAL dans le comté de Pontiac Charlotte L’Écuyer qui se décrit comme travailleuse sociale ayant déjà été directrice de CLSC.Donc, voilà dans toute la splendeur un propos sexiste qui tend à banaliser le statut des hommes et les services aux hommes par le gouvernement.De cette bourde sexiste de sa candidate, est-ce que le chef du parti libéral jean de la charest va demander la démission et des excuses comme dans le cas de Jeff Fillion Plante ?Mutant Médiatique et Homme en colère ont tous les deux faits les manchettes, hier sur LCN vers 16H30.

  4. @Nicolas: Je respecte ton opinion, mais je suis en désaccord. Ce que je vois, dans mon quotidien, dans mon expérience, ce sont des femmes qui ont une existence beaucoup plus libérées, exonérées des stéréotypes, et avec une éducation, un système judiciaire et de santé fait sur mesure pour elles.Je vois des femmes qui sont majoritaires au Cégep, et très majoritaires à l’université. Elles sont majoritaires dans les CPE (des bonnes jobs!), majoritaires dans la santé… Et là où elles ne le sont pas, il existe même des concours pour les favoriser. (A-t-on des concours pour inciter les hommes à aller, disons, faire de la coiffure?)Et je ne parle même pas ici du taux de suicide, qui à mon avis est un excellent indicateur du niveau de santé d’une population. Il est quoi, quatre fois plus faible chez les femmes?De plus en plus, les hommes sont marginalisés dans de nombreux secteurs et ça ne semble pas trop déranger qui que ce soit!Pour ce qui est de masculinistes, je crois qu’il faut faire la différence entre les frustrés et les constructifs, tout comme dans n’importe quel autre milieu, y compris les féministes. Mais parfois les frustrés étaient des constructifs qui ont fini par se tanner de ne pas être écoutés…@antipollution: Wow cette histoire est incroyable! Tu as un lien qui en parle?Dans quel contexte LCN a-t-elle parlé du site?

  5. Louis, Radio-Canada a parlé de l’affaire L’Écuyer ce matin vers 7H00.LCN : je trouvais que le réseau brillait par son absence lors des points de presse d’André Boisclair, car j’ai remarqué qu’il ne sont jamais en direct. Cheap !Alors c’est en zappant alors que tout était commencé que j’ai tombé sur vos blogs.

  6. J’ai recherché partout sur le web les déclarations de L’Écuyer, et j’ai trouvé assez choquant qu’elle dise que ce n’est pas tout le monde qui a besoin d’un médecin de famille (quand même incroyable), mais rien spécifiquement sur les hommes..

  7. Pourtant c’est ce qu’elle a dit : les hommes en santé n’ont pas besoin d’un médecin de famille.Benoit Pelletier a immédiatement prit le micro s’étant apercu de la gaffe et a voulu corriger le tir en déclarant qu’il ne peut y avoir de différences entre les sexes.Peut-être que les animatrices de Radio-Cananada veulent mettrent un couvert sur la marmite.

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