La confusion Ygreck

Regardez cette caricature. On voit le chef du PQ, André Boisclair, creuser sa propre tombe aux côtés de celles de l’Union Nationale et du Parti Créditiste. En associant le PQ à ces deux partis, Ygreck, le caricaturiste de Québec, démontre non seulement qu’il ne comprend rien à la nature de ces deux partis, mais il contribue également à entretenir la confusion qui afflige présentement les gens de Québec.

L’Union Nationale était un parti régionaliste où toute la crédibilité reposait sur le charisme de son chef, Maurice Duplessis. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ça? Le parti s’opposait à la culture montréalaise, rejettait la soi-disant bureaucratie au profit du patronage, et appliquait la politique économique la plus libérale du nord-est de l’Amérique du Nord. Ça ne vous rappelle toujours pas quelqu’un, ça?

Le Parti Créditiste était le champion de la pensée magique et des phrases-chocs, espérant solutionner tous les problèmes économiques en imprimant de l’argent, au mépris des règles économiques les plus élémentaires. Ça ne vous rappelle pas un certain politicien de Rivière-du-Loup, incapable de chiffrer ses « engagements » électoraux?

Voici ce qu’en dit l’Encyclopédie canadienne:

« Une deuxième réalisation [des Créditistes] est d’avoir su exprimer les préoccupations d’un secteur de la population québécoise qui tient à la liberté individuelle et s’oppose à toute implication excessive de l’État dans le secteur privé de l’économie. Aujourd’hui, cette préoccupation est formulée par le parti droitiste Action Démocratique de Québec (ADQ) et son jeune chef charismatique, Mario Dumont. Toutefois, l’orientation conservatrice de l’ADQ, très différente de celle des Créditistes, reflète le néoconservatisme de la nouvelle classe moyenne de la province. »

Alors, M. Ygreck, ne serait-il pas temps pour vous de vous enterrer vous-même, avec vos comparaisons boîteuses qui entretiennent l’incompréhension et encourage l’élection du parti de Dumont, qui lui est en ligne directe avec l’Union Nationale, les Créditistes et autres reliques du passé…

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11 Réponses

  1. Louis, les caricatures de Y reflètent une perception qui a obtenu l’aval du JDQ. D’aileurs, les principes démocratiques appellent justement au débat des idées et des échanges entre les gens. C’est pour faire avancer la société. Le hic, c’est que la société n’évolue pas toujours dans le sens (que vous) souhaité… Vive la différence ! Même si elle peut choquer.

  2. Re salut Louis,J’avais ajouté un lien dans ma liste de liens préférés celui Ygreck section caricature. En furetant sur la toile j’ai découvet que le monsieur qui se cache derrière son masque de noir n’est qu’un anti-Boisclair. D’ailleurs le ti caricaturiste en a faite une sur Dédé Pasclair, ce gooble bombing propre aux adéquistes. D’ailleurs le Journal de Québec du groupe Québécor s’est rangé sauvagement à droite avec les Snyder et Luc Lavoie.Vive le capitaliste de la droite homophobe.

  3. « L’Union Nationale était un parti régionaliste où toute la crédibilité reposait sur le charisme de son chef, Maurice Duplessis. »Permettez l’étudiant au doctorat en histoire que je suis de rectifier très humblement cette information.Un parti « régionaliste » est, par définition, confiné à un bation géographique. Au fédéral, l’ancien Reform Party ou le Bloc Québécois sont des exemples de partis régionalistes (pris ici dans le cadre canadien dans son ensemble).L’Union Nationale ne correspond pas à cette catégorie. L’Union Nationale domina la vie politique québécoise de 1936 à 1960, ce qu’aucun parti régionaliste n’aurait su faire.À plus de quatre reprises, l’Union Nationale remporta la majorité absolue des voix lors d’une élection générale: en 1936 (56.88%), 1948 (51.24%), 1952 (50.50%) et 1956 (51%).Si le caractère « régionaliste » d’un parti devait s’affirmer en fonction de son incapacité à percer dans les grands centres (comme ce fut effectivement le cas avec les Créditistes), encore là, l’Union Nationale n’entre pas dans cette catgorie.De 1927 à 1959, la ville de Trois-Rivières fut représentée par Duplessis lui-même, et la ville de Sheerbrooke fut représentée de 1936 à 1960 par son bras droit Johnny Bourque.À Montréal, à l’exception des comtés anglophones libéraux de l’Ouest de l’île, l’Union Nationale fit élire de 1936 à 1960 des députés dans les tous comtés francophones populaires: Dorion, Laurier, Maisonneuve, Mercier, Papineau, Sainte-Anne, Saint-Henri et Verdun. Lors des balayages unionistes, l’UN remporta même la quasi-totalité de ces comtés montréalais: en 1936 (à l’exception de Laurier), en 1948 (à l’exception de Verdun et Sainte-Anne). L’Union Nationale n’était donc pas un parti à proprement parler régionaliste, du moins durant la période qui vit celle de sa domination sur la vie politique québécoise.Au plaisir de vous réécrire

  4. @hubert:Merci de ces précisions hubert, mais ne pourrait-on pas tout de même souligner que l’Union nationale était quand même principalement un parti des campagnes, par opposition aux Libéraux, qui étaient plus présents dans les villes? Éventuellement le parti s’est établi à Montréal, mais à l’origine? N’y a-t-il pas un parallèle à tracer avec Dumont?Et je ne parle même pas ici des positions anti-syndicales de Duplessis, de son patronage, du culte de sa personnalité, de son opportunisme politique, de son ultra-libéralisme économique…@antipollution: Je crois qu’Ygreck suit le courant… On ne peut pas vraiment lui en vouloir, mais il me semble qu’il pourrait quand même s’informer avant de comparer le PQ à deux partis qui ont beaucoup plus à voir avec l’ADQ qu’avec quoi que ce soit…@clau: Je suis d’accord avec toi sur tout ce que tu as écrit. Je crois en effet que quand Dumont monte dans les sondages la société ne va pas dans le bon sens. Du moins, du point de vue de l’intérêt de l’ensemble de la population. Le débat et les idées, c’est bien… Mais faut aussi éviter de dire ou de dessiner n’importe quoi. Personnellement, si j’avais eu le moindre talent de dessinateur, j’aurais dessiné un Mario Dumont suivant une route avec les indications de l’Union Nationale et des Créditistes sur celle-ci, puisqu’il a beaucoup plus en commun avec eux que Boisclair…

  5. Bien humblement, je pense juste que tu n’a pas compris le sens que le caricaturiste voulait donner à son dessin. Il ne s’agissait pas de comparer le PQ à l’Union nationale ou aux créditistes mais simplement de dire que le PQ allait s’éteindre et rejoindre ces deux partis dans l’outre-tombe politique.

  6. M. Homme en Colère,Pourquoi écrivez-vous « la confusion qui afflige présentement les gens de Québec » ? Parce qu’ils ne votent pas comme les gens de Montréal. Ne trouvez-vous pas que vous exagérez vos propos? Comme si les gens de Québec, étaient affligés d’une maladie honteuse. Pourquoi ? Parce qu’ils ne pensent pas comme les gens de Montréal?Les résidants de Québec ont la chance d’avoir des journalistes critiques qui n’ont pas peur de poser des questions différentes.Pour ma part, je trouve que j’en apprends beaucoup plus sur la campagne électorale, et les chefs, en écoutant la radio de Québec plutôt que celle de Montréal.Je trouve dommage qu’à Montréal, l’ensemble des journalistes, va dans le même sens, la même direction. Je trouve dommage qu’à Montréal les journalistes ne soient pas plus objectifs. Je trouve dommage que les journalistes ne soient plus capables d’être critique et surtout ne soient plus capable de donner les deux côtés de la médaille ou si vous préférez les deux versions des faits.Mais, que voulez-vous c’est ce qui arrive lorsque l’argent devient plus important que la nouvelle. Quel est le titre qui va faire vendre du papier ?Je trouve dommage qu’en général les gens soient devenus si chatouilleux. Aussitôt qu’une personne tient un propos avec lequel nous ne sommes pas d’accord cette personne devient « affligée ». Elle est cataloguée comme traitre. Vous ne pouvez pas faire avancer une cause honnêtement en bâillonnant les gens qui ont une opinion différente (sauf si vous faite fi de la démocratie). Au contraire, les débats vont amener les causes ou les idées à être mieux comprises. À partir de là, le besoin de vendre son idée ou son projet se fait tout seul. Le chef n’aura qu’à ajuster son tir afin de donner réponse au peuple (ainsi nous éviterions d’avoir un, deux, trois ou quatre référendums sur la même question).Lorsque vous courtisez un électorat, vous vous devez de vendre vos idées et votre parti. Si tout ce que vous dites est de dire « ben lui il a dit que…. », vous reconnaîtrez que la vente devient plus difficile à faire, parce que tout ce que vous avez réussi à faire c’est de tenter de me convaincre de ne pas acheter de l’autre sans me dire pourquoi que je devrais acheter de vous. Alors lorsque les chefs des partis politiques ont commencé à déambuler dans la radio de Québec j’ai écouté attentivement les propos et la façon qu’ils ont eu de se défendre. J’en ai appris beaucoup, dans un sens comme dans l’autre.À vous lire (les journalistes de Montréal en général), je pense que si Isaac Newton avait été Montréalais il n’aurait pas remis en question la pensée de Copernic à l’effet que : le Soleil est le centre de l’univers.Faire un dérapage en règle je conclurais ceci en phrasant sur des idéologies Copernicienne : Montréal est le centre de la province (parfois je crois que certain remplacerait province par Amérique du Nord, mais ça c’est un autre débat).Pour conclure, je suis résidant de Montréal depuis la naissance, et je suis aussi, pour l’instant encore (car il y juste les fous qui ne changent pas d’idée), apolitiqueAmicalementMichel

  7. Michel: vous dîtes que ce sont les journalistes de Montréal qui font dans le sensationnalisme pour vendre, et je suis prêt à vous croire… Mais pourquoi n’a-t-on pas de Radio Poubelle à Montréal, alors?Pourquoi n’y a-t-il pas de journaux de gauche de qualité à Québec, comme l’Aut’Journal à Montréal?Tout ce qui s’écrit à Québec est soit au centre-droite, soit à droite, ou presque à l’extrême-droite.À Montréal, on a tout l’inventaires des opinions et des arguments.Je crois, au contraire de ce que vous affirmez, que la liberté de presse est en grand péril, particulièrement à Québec!!Louis

  8. M. Homme en Colère,J’apprécie le ton de votre réponse (finalement, vous n’êtes pas si en colère que ça!). J’apprécie aussi le débat que nous avons. Agréable.Je ne peux répondre pour les genres de journaux qu’ils soient de droite ou de gauche.Je vous ai donné mon opinion basée sur l’écoute de Québec et aussi celle de Montréal.Nous pourrions débattre longtemps sur quelle ville met le plus en péril la liberté d’expression, mais je ne crois pas que ce soit le temps (et probablement que vous pourriez facilement m’éclipser sur ce sujet, car je n’ai pas étudié en journalisme et je ne me suis jamais penché sur le fait journalistique de façon aussi intéressée que vous le faites).Je crois cependant qu’au niveau radiophonique il serait beaucoup plus honnête, intellectuellement parlant, d’avoir un ou des animateurs plus critiques avec surtout des opinions différentes.. À Montréal, nous avons un Paul Arcand qui semble aller dans un sens plus critique, mais il s’agit d’une seule personne. Ne pensez-vous pas qu’il serait bénéfique pour la population d’avoir le tenant radiophonique de « l’aut journal » (que je ne connais pas).J’en viens à me dire que les médias de gauche ne dérangent pas grand monde tant et aussi longtemps qu’ils restent sur papier avec une diffusion disons, discrète. J’aimerais bien moi, avoir une radio plus de gauche à Montréal avec des animateurs de talents, oui ce serait vraiment intéressant. J’aimerais beaucoup. Vous me faites rêver.Mais il faut avouer qu’avec les événements des deux dernières années sur les ondes radiophoniques montréalaises, les animateurs qui ont eu tendance à faire choquer l’opinion ne sont plus là pour en parler (à qui la faute? je ne saurais dire).AmicalementMichel

  9. « Tout ce qui s’écrit à Québec est soit au centre-droite, soit à droite, ou presque à l’extrême-droite »Franchement!!!la droite c’est l’aile droite du parti républicain. l’extrême droite c’est le FN ou les Facistes d’Hitler.à Québec, ça ne va pas plus loin que le centre droit… et je m’en ennui d’ailleurs de ce centre-droit moi qui habite dans le comté de Mercier ou un pro-hezbollah et anti-sémite se présente pour Québec solidaire.

  10. HBK : Les adéquistes tiennent à leurs lignes blanches du centre-droit. Continuez à vous asseoir sur cette ligne blanche dans le centre-droit de la route et vous vous retrouverez soit à l’hôpital ou ailleurs avec une camisole de force. Louis Champagne vous aiment tellement qu’il en maintenant malade.

  11. @michel: Votre idée d’une alternative radiophonique à la droite triomphante est intéressante, mais malheureusement ce sont de grands conglomérats qui contrôlent les ondes, et le mieux qui semble être en mesure de se produire c’est des chroniques ci et là.Mais l’idée c’est pas d’avoir une radio de gauche mur à mur je crois, mais juste un contre-poids aux idées de droite véhiculées à Québec (mais à Montréal aussi, quoi que ça me semble un peu moins pire).Au fond nous sommes tous Québécois… Mais certains sont plus sensibles au discours de droite, d’où la popularité de l’ADQ et du PLQ à Québec, je crois.Mais vous avez raison: nous pourrions en discuter longtemps! Voilà pourquoi je trouvais l’opinion de VLB (article précédent) intéressant à ce sujet…Merci de votre commentaire!

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