Une bouteille à la mer


Une petite nouvelle en apparence inoffensive aujourd’hui: le Cégep Édouard-Montpetit va ouvrir ses portes à des programmes entièrement anglophones en ses murs.

Pas seulement des cours d’anglais, mais des mathématiques en anglais, de la philosophie en anglais, de la littérature en anglais.

Et tout ça, au coeur d’une des villes les plus francophones de la rive-sud de Montréal.

L’idée, selon le directeur, s’est de « répondre aux besoins de la communauté anglophone ». Comme quoi les temps changent. Auparavant, on aurait plutôt cherché à intégrer et à franciser ces anglophones. On aurait mis en place des structures pour leur permettre d’apprendre le français.

Aujourd’hui, on lance la serviette et on renonce à tenter d’améliorer la situation du français au Québec.

Faut commencer à additionner: des cours d’anglais à partir de la troisième année, puis de la première année primaire, une tolérance de plus en plus grande au niveau de l’affichage, un financement égal pour le méga-hôpital anglophone alors que les Anglophones ne forment qu’un peu plus de 5% de la population totale…

Où est la fierté? Où est l’affirmation de notre identité?

Car les accomodements raisonnables, ça ne concerne pas seulement les immigrants. C’est aussi une question de langue, et de prétexter l’accomodement d’une « communauté anglophone » parce que celle-ci est refermée sur elle-même et refuse de s’intégrer, c’est clairement déraisonnable.

Mais quel gouvernement aura le courage d’agir? Charest, qui a augmenté le nombre d’heures d’anglais au primaire? Dumont, dont le programme en éducation a la profondeur d’un napperon de restaurant? Boisclair, qui a le courage politique d’un phobique social sur la scène du Centre Bell?

Autant lancer une bouteille à la mer…

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Une Réponse

  1. M. Homme en Colère,Pourquoi demander, encore, au gouvernement de faire quelque chose. Qu’est-ce que vous vous faite pour la cause? (ça sonne familier, n’est-ce pas?).Il ne sert à rien de demander au gouvernement de protéger notre langue. Si vous vous ne faite rien.Pour ma part je n’écoute pas de « match » de hockey, mais j’écoute une partie. Je ne me repose pas les « week end » mais les fins de semaine. Je n’envoie pas de e-mail, mais des courriels. Etc…Si vous, moi et tous les autres agissons, nous n’auront pas besoin de nous en remettre au gouvernement pour protéger notre langue.Charité bien ordonné commence par soi même.Amicalement Michel

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