Comprendre Québec


Le « que veulent les femmes » n’est plus à la mode. Désormais, c’est « que veut Québec ». Plus personne ne semble comprendre cette ville, qui semble à la dérive d’un point de vue électoral, prête à voter pour n’importe qui ou n’importe quoi. À preuve le tout dernier sondage plaçant l’ADQ légèrement en avance et annonçant une lutte à trois.

Il est plus que temps de chercher à mieux comprendre Québec.

J’avais déjà écrit un texte rapide à ce sujet et je m’étais promis de retrouver un excellent article de VLB lu il n’y a pas si longtemps. Le voici.

En clair, selon Victor Lévy-Beaulieu, il faut comprendre l’histoire de Québec pour la comprendre aujourd’hui. D’abord, il explique que Québec était une ville de garnison et sa pensée a été largement influencée par des journalistes, avocats et autres professionnels anglais, ce qui expliquerait en partie son décalage face au reste du Québec.

(J’ouvre ici une petite parenthèse pour souligner qu’une grande partie des membres de la « Coalition des Esprits Libres », un regroupement de blogueurs réactionnaires opposés à la social-démocratie, viennent de Québec.)

La base du ressentiment face à Montréal viendrait ensuite de la perte progressive du statut international de la ville face à la métropole suite à la seconde guerre mondiale.

« Québec a fini par se retrouver assise entre deux chaises : une vocation jadis internationale dont il ne restait presque plus rien et une population désorientée dont on ne s’était jamais préoccupée beaucoup, tous les oeufs des politiciens restant mis dans le même panier de Québec se considérant toujours comme une grande capitale mondiale. »

En clair, les gens de Québec se sentent laissés pour compte, oubliés face au dynamisme de Montréal. Ils sont nostalgiques, et ils sont prêts à appuyer à peu près n’importe quel populiste au discours enflammé leur promettant un peu de cette fierté perdue. Ainsi, ils se retrouvent dans la radio-poubelle de CHOI-FM, dans le discours méprisant d’André Arthur, dans les promesses creuses de reconnaissance de la spécificité de la région du Parti Conservateur, dans l’opportunisme de bas-étage de l’ADQ…

À partir du moment où on reconnaît ce « problème » de la région de Québec, il importe aux politiciens de le respecter, et de ne pas chercher à éduquer les gens (ce qui les conforteraient dans leur rôle de victime face à Montréal et au reste du Québec), mais plutôt de chercher à les écouter, ou à en profiter, dépendant de ce qu’on soit idéaliste ou pragmatique…

À mon avis, les succès du PC et de l’ADQ viennent de leur habileté à profiter de ce vieux sentiment d’aliénation des gens de Québec pour le canaliser vers divers projets individuellement sans grande importance politique, mais qui donnent l’impression à la population de la ville de se distinguer. Qu’on pense simplement à la marche pour CHOI FM. Ou encore à l’Opération Scorpion.

Les gens de Québec se désespèrent d’être différents, et puisqu’en ce moment Montréal vit un renouveau progressiste (avec de bons résultats pour la gauche) forcément la réaction de ceux-ci est opposée.

Tout ceci nous laisse avec un problème en apparence insoluble: comment obtenir à la fois le vote progressiste de Montréal et le vote plus réactionnaire de Québec? Personne ne semble être en mesure de trouver la réponse.

Le PC avait fait le choix de sacrifier Montréal pour Québec. Ça leur a donné dix sièges, mais aussi un gouvernement minoritaire. L’ADQ a fait le même choix et elle n’a même pas obtenu 2-3% de vote à plusieurs endroits à Montréal. Le PQ et le BQ ont décidé de miser sur leurs positions progressistes, et les deux ont échoué à Québec. Bref, ça semble impossible…

Voilà pourquoi, à mon avis, Philippe Couillard va se présenter à Québec. On se rend compte qu’il est impossible d’aller chercher le vote des gens de la ville avec les idées, alors on y va avec l’image. Si mon interprétation est bonne, je ne serais pas surpris que le PQ y présente des candidats-vedettes sous peu.

Et au lieu de se demander ce que veut Québec, on lui offrira plutôt un sympathique miroir dans lequel se reconnaître. On oubliera un peu son sentiment d’infériorité ou de laissée pour compte, et on lui offrira une image à défaut de contenu.

Malheureusement, c’est prendre les gens de la ville pour des idiots et si ça fonctionne ça ne fera rien pour améliorer leur image vue de Montréal. Car à Québec, après tout, c’est ce que pense Montréal qui importe le plus…

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19 Réponses

  1. Mise à jour (13h11):Voici quelques exemples du discours tenu sur les blogues de droite à Québec:- Le Surfeur autonome« La dictature montréalaise est peut-être l’explication facile que les séparatistes ont trouvés pour expliquer la débandade totale dans la grande région de Québec. » […]« Oui, vivre à Mourial, ville de liberté, royaume de Gilles Proulx, du flushé à Gendron et du king du Plateau Guy A. qui vous disent quoi lire, quoi manger, quoi penser… »- Les délires d’Akakia« C’est ainsi que les intellos de la colonie de Montréal manipulent l’opinion publique. C’est dans les tipis du Plateau, dans le melting pot d’une ville sans âme que se poursuit la déchéance de ceux qui refusent d’être d’un «peuple qui ne sait pas mourir». Ils ont pour eux la télévision d’Etat et les tristes chaînes commerciales qui, d’heure en heure, vendent la culture afro-américaine et distraient les esprits des vrais problèmes du monde »

  2. Faire de LVB son maître à penser politique, ça ne fait pas très sérieux mon cher Louis. Si, selon lui, la pensée de Québec a été façonnée par des professionnels anglophones alors celle de Montréal, qui est la plus anglophone des deux villes, a été façonnée par qui? Pas fort comme raisonnement quand on sait que la loi 101 a été votée à cause des problèmes de Montréal, problèmes que nous n’avons jamais eu à Québec.(J’ouvre une parenthèse pour souligner que le plus connu des partisans de la social-démocratie du siècle dernier était un certain Adolf Hitler. )Je pense que certaines personnes dont vous faites partie font une fixation bizarre sur Québec en s’imaginant que nous envions Montréal.Que voudriez-vous que nous ayons à vous envier? Certainement pas vos nids de poule, vos rues malpropres, vos embouteillages, votre niveau de criminalité, vos gangs de rue, vos ghettos, vos accommodements, votre smog, le gros bidet que tout le Québec vous a payé, votre pensée unique, votre incapacité à régler vous-même vos problèmes ( pourtant, selon votre PQ, les fusions forcées en étaient la solution ). Qu’est-ce que nous pourrions bien vous envier?Si Montréal était un endroit idyllique, vous n’auriez certainement pas perdu 90,000 citoyens en un an en faveur des banlieues.Nous n’envions pas Montréal, Montréal nous agace avec sa propension à porter un jugement sur tout ce qu’il ne connaît pas. Je suis convaincu que vous n’avez jamais écouté André Arthur ni CHOI. Vous portez ce type de jugement uniquement parce que Guy-A ou Sophie Chiasson vous a dit que c’est ce qu’il faut penser. Je ne nierai pas que Arthur ou Fillion ont parfois dérapés mais juger 30 ans de carrière sur dix minutes d ‘écoute choisies ne m’apparaît pas sérieux. Comment se fait-il que Brathwait ( Piment fort ), RBO ne soulève pas chez vous une colère similaire ( oups! c’est vrai, ce sont des Montréalais et ils sont tellement gauchistes ). Si vous considérez que marcher pour la liberté d’expression n’a aucune importance alors qu’est-ce qui en a? Pour ce qui est de l’Opération Scorpion, on voit que vous ne connaissez pas le dossier. Sûrement que Guy-A était contre.Ce que vous considérez comme un phénomène unique de Québec est en fait une prise de conscience de l’électorat québécois ( sauf celui de Montréal ) qui constate que voter pour le Bloc ne mènera jamais nulle part et que le PQ utilise l’épouvantail du séparatisme pour faire oublier qu’il nous entraîne continuellement dans des avenues sans issues pour acheter des votes. C’est vrai que les libéraux n’ont rien amélioré mais au moins, on ne leur doit pas la Gaspésia, GIRES, les fusions forcées, les garderies à 5-7$.En passant, on ne vote pas pour voter contre vous, on vote en se disant qu’un jour vous voterez comme nous.L’approche que vous reprochez à l’ADQ est similaire à celle utilisée par le PQ dans les années 70. Mais vous êtes heureusement trop jeune pour avoir connu cela.

  3. M. Laplante,Premièrement, je ne crois pas qu’il faut s’attarder sur la personne, mais plutôt sur ses arguments. Le contenu avant le contenant. Si VLB dit quelque chose de sensé, on doit l’écouter!Deuxièmement, Québec a été une ville à l’élite anglophone et immigrante beaucoup plus développée dans ses débuts que Montréal, car elle était la capitale, le véritable port sur la mer et l’Europe, et ce jusqu’à la moitié du siècle dernier. Bien sûr que Montréal est devenue très anglophone, mais la mentalité d’origine de Québec est celle d’une ville confiée à des élites anglophones, puisqu’au lendemain de la Conquête l’élite française a quitté massivement la ville.Troisièmement, c’est une insulte à la notion même d’Histoire que d’affirmer une chose aussi fausse que de dire que Hitler était un social-démocrate. L’essentiel du combat de Hitler était contre la social-démocratie et il a tout fait pour se débarasser de tout concept de démocratie dès son arrivée au pouvoir.Finalement, je peux résumer le 3/4 de votre texte restant en ces mots: une haine de Montréal, une haine émotive, et qui démontre exactement ce que je voulais démontrer dans mon texte. Alors que la discussion porte sur l’origine du sentiment d’infériorité des gens de Québec, vous commencez à me parler de la saleté de Montréal, des gangs de rue, etc etc etc. Pourtant, je n’ai jamais même discuté dans ce texte de ces aspects; je n’ai jamais même dit quoi que ce soit contre la ville de Québec elle-même.C’est exactement ce que je voulais démontrer: il existe une culture d’opposition à tout ce qui vient de Montréal, et cette culture est très émotive, basée sur une frustration de longue date, et la canalisation de celle-ci explique les dérives populistes des dernières élections.Merci de votre commentaire!

  4. Sans rancune! 😉

  5. Réflexions très intéressantes.Je me souviendrai toujours, l’année passée, alors que j’étais encore au Cégep, notre professeur, dans ma classe du Cégep de Trois-Rivières, nous avait demandé combien d’entre nous serions prêts à vivre à Québec : 90% des gens ont levé la main. À Montréal ? 10%… Il y a une fracture entre le Québec des régions et Montréal. On ne le répètera jamais assez. Montréal est pourtant la locomotive du Québec, ses régions ne sont que la moitié de son âme. C’est désarmant.Les Québécois des régions doivent réapprivoiser leur métropole et les gens de Montréal doivent cesser de voir le Québec des régions comme de petits lieux pittoresques en manque d’emplois. Les deux Québec ont tellement de richesses et de potentiel, à nous de nous réapprivoiser mutuellement.

  6. Il semble qu’il existe vraiment encore une quéguerre Québec-Montréal.Maintenant, si tu crois que c’est un sentiment d’infériorité qui nous fait voter différemment de l’île, tu te trompes.Un mouvement nait à quelque part, et c’est à Québec que le mouvement adéquiste prend forme. Peut-être ne sortira-t-il pas de la région, tant mieux pour toi dans ce cas.Ce qui nous fend le derrière, c’est ce faire dire par l’île que voter Conservateur ou ADQ, c’est mal.Je trouve personnellement que voter PQ et BQ, c’est mal. Qu’en penses-tu?J’ai sûrement tort. Tu as sûrement raison.Si Québec n’est majoritairement pas souverainiste, ce n’est pas une question d’infériorité, c’est une question de gros bon sens.Paix et joie.

  7. Mon cher Louis, j’essayais tout simplement de comprendre ton attitude et procéder par élimination pour trouver ce qui pourrait vous rendre si enviable pour un Québécois, ce que vous n’avez jamais fait. D’après ce que je lis vous trouvez dans un texte uniquement ce que vous voulez bien y voir.

  8. Je trouve excellente la réflexion de Toton Coquillage. Il faut que cesse cette guerre, mais malheureusment il y a tant de ressentiment de la part des gens de Québec…Je ne crois pas, comme Nelson, que le fait de voter ADQ soit « le gros bon sens », mais plutôt un signe de frustration. Comment expliquer autrement un appui quasi-constant à un parti dont la plate-forme change de jour en jour, de sondage en sondage, dont l’opportunisme semble la seule politique stable? Un parti qui dit « oui » un jour, « non » le lendemain, qui mise tout sur la personnalité de son chef et qui n’a pas le moindre contenu? Non, ce n’est pas ça « le gros bon sens ».Québec est le coeur du Québec, géographiquement, et cette ville est un pur joyau. Mais cela ne doit pas nous empêcher de voir ses tares et de se questionner sur la frustration d’une partie de ses citoyens contre la métropole.Car, on aurait beau dire ce qu’on en veut, ce n’est pas normal d’avoir du ressentiment contre Montréal comme les gens de Québec en ont. Ça se comprend de par leur histoire, ça s’explique, mais ce n’est pas sain, et éventuellement les gens de Québec devront assumer le fait que leur ville n’est plus (depuis longtemps) le moteur du Québec et qu’avec son 8-10% de population elle ne peut pas rivaliser avec le 20-30% de Montréal. Québec doit assumer son statut de ville pittoresque, de joyau, mais qui n’est plus le centre économique et politique de notre nation.

  9. Merci Louis pour ce texte et à tous pour les commentaires.Les réactions irrationelles contre Montréal me laisse aussi perplexe (affirmer qu’il y a une pensée unique à Montréal, par exemple, n’est pas particulièrement posé ni réfléchi).En dehors de la politique, il y a peut-être un ras-le-bol des Québécois face à la domination culturelle de Montréal… ou de l’image de Montréal. Ça doit être lassant de vivre à Québec et de voir presque tous les films québécois se passer à Montréal, presques toutes les séries télé s’y ancrer, les émissions nationales et les journaux nationaux y référer presque uniquement (sauf Télé-Québec qui semble vouloir faire un effort), etc. On a parfois l’impression que la culture québécoise n’existe que si elle est synthétisée à Montréal. Que l’artiste doit nécessairement « conquérir » la scène montréalaise afin de contribuer à la culture nationale.Est-ce une particularité du Québec: le pays est trop petit, faque on peut pas se payer plus d’une métropole « internationale »? Peut-être faut-il mettre tous nos oeufs dans le même panier pour peut-être espérer pouvoir exister sur le radar culturel des autres nations du monde?Remarquez, on est pas les seuls. Les Français (ou les Brits) choississent de se payer une mégapole alors qu’en décentralisant un brin ils pourraient se payer 2-3 métropoles.

  10. La ville de Québec a sa culture, sa mentalité bien à elle. Elle est distincte du reste du Québec, elle favorise des approches différentes pour un avenir meilleur. Sur cet aspect, la ville de Québec est à la province de Québec ce que la province de Québec est au Canada.Là où ressort toute la beauté du discours de nos porteurs de drapeaux, c’est que tout en voulant préserver le caractère distinct de notre belle province en montant au front devant l’envahissement tant culturel que politique, ils vont de l’autre côté mépriser, et c’est peu dire, la distinction d’une ville, la capitale nationale.Avec des ratés considérables, ils cachent l’envie que cette ville s’uniformise au reste du Québec, qu’elle rentre dans les rangs. S’il est un défaut d’être un souverainiste au Canada, il en est autant pour un adéquiste/conservateur au Québec. Si au Canada il est un défaut d’être francophone, pour Québec, la ville, tenez-vous le pour dit, il est un défaut d’être blanc… et francophone.Il y a chez nos valeureux soldats de la patrie, une mentalité d’assimilateur pour laquelle ils ont pourtant une aversion sans mesure lorsqu’ils prétendent la subir à l’échelle canadienne et du côté américain.Ils diront que le refus de Québec à se plier à la mentalité environnante empêche la réalisation de leur projet souverainiste comme ils empêchent de mettre toutes les énergies provinciales au service d’un meilleur fédéralisme canadien.Ils diront que Québec est une ville chialleuse qui entretient un discours vide d’arguments. Vide comme un projet souverainiste entretenu par des fabulateurs qui ne peuvent planifier, mesurer et expliquer de manière crédible et soutenu les lendemains d’une séparation sans tomber dans les excès de rêvasseries, dans une vision d’un monde où tout le monde il est gentil, il est heureux.Ils diront tout le mal qu’ils pourront aussi longtemps que Québec se tiendra debout, dans l’espoir qu’elle finisse par plier les genoux en signe d’abdication et renonce à son identité propre.Tel un enfant battu qui reproduit avec violence les comportements parentaux sur ses petits copains dans la cour d’école, le Québec nationaliste a pourtant bien d’autres chats à fouetter, commencant par un examen de conscience qu’il fuit depuis trop longtemps caché derrière le dogme souverainiste.Les citoyens de Québec méritent mieux que les leçons de voisins galeux qui cherchent à s’épendre.

  11. Si ce que tu appelles « du jour au lendemain », c’est de 1999 à 2007, les journées sont longues pour toi.Le programme d’un parti n’est pas décidé en entier par son chef, mais par ses membres.ADQ est néolibérale, depuis sa création. ADQ est pro-remboursement de la dette, depuis sa création.ADQ est pro-réduction de l’État, depuis sa création.ADQ est pro-famille, depuis sa création.ADQ est pro-entrepreneurship, depuis sa création.Les positions de l’ADQ pour ce qui est des BS aptes à travailler n’ont pas changé.Ça adonne que la région de Québec est en plein emploi, donc réduire la taille de l’État ne mettrait pas les fonctionnaires si longtemps que ça au chômage car il y a plein d’entreprises dans la région qui ne font qu’attendre de trouver des employés.Accomodements raisonnables? Vous capotez tous là-dessus parce que les médias ont décidé que c’est à ça que les électeurs doivent associer l’ADQ.Lit le livre de Mario et tu comprendras qu’il n’était pas souverainiste, mais qu’il refusait d’appuyer le fédéralisme dans le contexte et les conditions de ce temps. Il aime le Québec, mais il veut vivre au Canada (c’est de moi ça). J’ai moi-même voté OUI, je ne le referai pas.PQ: bonnes intentions, mauvaise gestion, endettement de l’État.PLQ: « Le pire gouvernement du Québec », selon la masse.Pourquoi voter pour un de ces deux partis, puisqu’ils ne livrent pas la marchandise?Autre solution?Vert? C’est une option de dernier recours.QS? Je paie assez d’impôts et je ne suis pas un communiste.ADQ? Tiens donc? Peut-être seront-ils moins pires que le PLQ et le PQ?Moi je serais prêt à faire le pari que si l’ADQ était au pouvoir, il respecterait ses engagements et ne gaspillerait pas les fonds publics avec des programmes sociaux coûteux et inefficaces.

  12. Nelson: comment peut-on donner de la crédibilité à ce que tu avances alors que tu défendrais Mario Dumont jusqu’en enfer? Et comment donner de la crédibilité à ce que tu dis quand, par exemple, tu dis que QS est communiste, affirmation qui m’a bien fait rire.Manifestement, tu ne sais pas ce qu’est le communisme et tu es obnubilé par ton penchant pro-ADQ.Et puis, si les positions de l’ADQ étaient si claires que ça, pourquoi Dumont hésite-t-il à s’afficher clairement à droite? Pourquoi n’a-t-il pas au moins le courage de ses positions (si positions il a)?Le néolibéralisme n’a pas amélioré les conditions de vie des plus pauvres dans aucun pays où il a été implanté. Du Chili à l’Argentine en passant par la Grande-Bretagne ou les États-Unis, le néolibéralisme a surtout été synonyme de stagnation du pouvoir d’achat pour la majorité, et d’appauvrissement pour les plus pauvres. Et le petit Mario veut nous imposer cela…On a déjà assez de deux partis de droite au pouvoir. Le PQ et le PLQ ont déjà assez fait de ravages au nom du néolibéralisme depuis 10 ans. Et la solution à ti-Mario, c’est davantage de néolibéralisme?Désolé, mais je n’adhère pas à ça. Pas plus que j’adhère à ton analyse politique subjective.Merci néanmoins de ton commentaire.

  13. Pourquoi Dumont hésite-t-il à s’afficher clairement à droite?Parce qu’il est de centre droit, ignare.Ce sont ses adversaires qui le dépeignent comme de droite, voire même de l’extrême droite pour mieux le rendre épeurant et ensuite vous lui reprochez de ne pas s’afficher comme la déformation partisane que vous en avez fait.Côté richesse, le pauvre moyen américain possède:- une voiture- une air climatisée- un réfrigérateur- un fourneau- une laveuse- une sécheuse- un micro-ondes- 2 télé-couleurs- le câble ou la télé satellite- un vidéo ou un lecteur DVD- une chaîne stéréo- des soins de santé- une maison non-surpeuplée et en bon état.- de la nourriture en quantité suffisante pour ne pas être affamé- suffisamment d’argent pour subvenir aux besoins essentiels de sa famille dans la dernière année.En d’autres mots, le pauvre du méchant pays capitaliste que sont les États-Unis a de quoi rendre jaloux n’importe quel pauvre à travers le monde.On aime raconter que l’écart s’agrandit entre les riches et les pauvres, mais on ferme les yeux su l’enrichissement des pauvres au fil des décennies. Comparez le pauvre d’aujourd’hui avec le pauvre d’hier ….

  14. « On aime raconter que l’écart s’agrandit entre les riches et les pauvres, mais on ferme les yeux su l’enrichissement des pauvres au fil des décennies. Comparez le pauvre d’aujourd’hui avec le pauvre d’hier …. »- Les pauvres se sont appauvris dans TOUS les pays où les réformes néolibérales ont été implantées.Et si Dumont est de centre-droit, qu’il se joigne aux deux autres partis de centre-droit déjà en place, le PQ et le PLQ. Vraiment, avant d’affirmer que les pauvres sont moins pauvres, informe-toi. Le niveau de vie des Américains les plus pauvres est inférieur à celui du début des années 70.

  15. Je défendrai l’ADQ tant que son programme répondra à mes attentes, qu’un gouvernement adéquiste n’aura pas fait la preuve qu’il est un mauvais gouvernement, et que les autres gouvernements feront la preuve qu’ils sont de mauvais gouvernements. Donc, ça regarde mal à ce que je change mon fusil d’épaule.Pour ce qui est de QS, je sais très bien qu’il n’est pas communiste, autant que tu sais que l’ADQ n’est pas capitaliste de droite sauvage.Ceci étant dit, je suis dans la classe moyenne et le programme des solidaires démontre clairement qu’il taxera davantage la classe moyenne. Se faire taxer, s’est se faire enlever du pouvoir d’achat.Je ne vote pas ADQ pour la défense des pauvres, et Mario Dumont ne parle jamais des pauvres non plus. Le programme est monté en fonction de la classe moyenne.

  16. J’ai une dernière réflexion pour toi. Dans un cours de sc. pol., il y a 3 ans, nous avions reçu un conférencier (un certain Tremblay… je ne me rappelle plus de son prénom) qui était spécialiste des questions d’impôts.Bref, ce type avait calculé à partir de combien en terme de revenu on commençait à en donner davantage à l’État que ce qu’on reçoit en termes de services (échelonnés sur toute une vie, ne l’oublions pas).Et bien, le chiffre se situe entre 45 000$ et 50 000$ par année.En d’autres mots, ceux qui font plus que ça ont raison, logiquement, de vouloir des baisses d’impôts. Ceux qui gagnent moins que ça ont tort d’en vouloir puisque de toute façon ils reçoivent davantage de services que ce qu’ils paient en impôts.Ainsi, si on parlait strictement de rationnalité, il serait irrationnel pour toute personne gagnant moins de 45 000$ d’espérer mieux vivre en payant moins d’impôt.Donc, de prétendre vouloir aider la classe moyenne en baissant les impôts est un mensonge; on n’aide pas « la classe moyenne », mais plutôt la « classe moyenne supérieure » et tous ceux qui sont au-dessus.Je ne te dis pas ça en l’air; c’est très sérieux. Si tu calcules tout ce que tu reçois de l’État en services de la naissance au décès, il est illogique de vouloir moins payer d’impôts quand on gagne moins de 45 000$-50 000$. La seule façon de rendre ça logique est de réduire les services, mais encore là puisque ces gens en reçoivent davantage que ce pour quoi ils paient, ils se pénalisent eux-mêmes.En somme, d’un point de vue économique, voter ADQ quand on gagne moins de 45 000 à 50 000$ par année est une grossière erreur et tient davantage de l’ignorance ou de l’idéologie (qui s’appuie sur l’ignorance) que d’autre chose.Mais comme tu dis, et je te cite: « Mario Dumont ne parle jamais des pauvres non plus. » Il a raison de ne pas trop en parler; car s’il est élu ils seront de plus en plus nombreux.Sur ce je te souhaite une bonne nuit. J’ai déjà beaucoup trop écrit ici ce soir, et je vais limiter un peu plus mes interventions. Merci de tes commentaires!

  17. Je suis un petit gars de régions, Beauce-nord, serieusement je pense que Québec c’est une très belle ville, mais je comprend pas pourquoi le monde sont autant a droite pi pro-américain. Le monde là-bas écoute trop CHOIX, pi vu que le Québequoi moyen est influençable et bien il est bien normale qu’ils en viennent avec des pensées du genre traité Québec Solidaire de communiste( pi de toute façon c’est quoi le problème avec le communisme?) ou de dénigré la souverainté pske Boisclair est pas assez fort (cr**s c’est pas un missie qu’on attend)! Je suis écheuré des Québequoi anti-communiste/socialiste/social-démocrate, parce que ce que j’ai remarqué c’est que le 3/4 du monde qui sont contre la gauche et contre l’indépendance ne savent pas de quoi ils parlent et sont peu informé, symptome typique de la fausse information par des médias bidons. Je pense que pour atteindre n’importequel but ça va nous prendre l’indépendance pour se débarassé de toute les putains de fardeaux canadien et anglais! Pi les seuls partis qui en parlent de sa c’est le PQ pi QS, alors moi des traîtres d’adéquiste pi des cravate-men libéral non merci. Pi si la Capital national veux de eux bin elle prouve qu’elle est controlé par les médias de pacotilles.

  18. Je suis un petit gars de régions, Beauce-nord, serieusement je pense que Québec c’est une très belle ville, mais je comprend pas pourquoi le monde sont autant a droite pi pro-américain. Le monde là-bas écoute trop CHOIX, pi vu que le Québequoi moyen est influençable et bien il est bien normale qu’ils en viennent avec des pensées du genre traité Québec Solidaire de communiste( pi de toute façon c’est quoi le problème avec le communisme?) ou de dénigré la souverainté pske Boisclair est pas assez fort (cr**s c’est pas un missie qu’on attend)! Je suis écheuré des Québequoi anti-communiste/socialiste/social-démocrate, parce que ce que j’ai remarqué c’est que le 3/4 du monde qui sont contre la gauche et contre l’indépendance ne savent pas de quoi ils parlent et sont peu informé, symptome typique de la fausse information par des médias bidons. Je pense que pour atteindre n’importequel but ça va nous prendre l’indépendance pour se débarassé de toute les putains de fardeaux canadien et anglais! Pi les seuls partis qui en parlent de sa c’est le PQ pi QS, alors moi des traîtres d’adéquiste pi des cravate-men libéral non merci. Pi si la Capital national veux de eux bin elle prouve qu’elle est controlé par les médias de pacotilles.

  19. Je trouve franchement désolant de voir tout ce mépris envers la ville de Québec et vice versa envers Montréal. Je suis originaire de la ville de Québec et habite maintenant à l’étranger et je trouve désolant de constater qu’il y a encore du « bitchage » entre les deux villes. Honnêtement, je crois que les québécois dveraient être unis et fiers et cesser ce « couillonnage » à la con. Pour ceux qui croit encore à la souverainté du Québec, comment espérez-vous contruire un pays avec une telle division et cette étroitesse d’esprit à l’égard de ce qu’on ne connait pas? Toute est une question de perspective à mon avis. Montréal c’est Montréal et Québec c’est Québec, c’est tout. Etre différent dans sa façon de penser ou de voter ça change quoi au fond? Le Québec devrait être fier de cette diversité et s’en servir à son avantage.

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