André Boisclair est-il un bon chef pour le PQ?

Alors que hier on annonçait la sortie de deux sondages plaçant le PLQ devant le PQ aux prochaines élections, la question doit se poser: mais que fait donc André Boisclair?

Il est absent de tous les débats, semble fuir les caméras, est incapable de donner son opinion sur quoi que ce soit. Il est maintenant chef du Parti Québécois depuis plus d’un an et on est toujours incapable de connaître ses positions. Pire, les seules fois où il a pris position il a été contre la volonté de son parti: il a rejeté du revers de la main la volonté des militants de nationaliser l’énergie éolienne et il a critiqué les syndicats d’une manière mesquine et inutile.

Pourtant, c’était facile de critiquer le gouvernement Charest. Il y a eu le Suroît, les écoles juives, le Mont Orford. La population n’attendait qu’un signe de Boisclair, une seule petite phrase du genre « le PQ va renationaliser le Mont Orford » ou encore « le Parti Québécois va faire une charte limitant les accomodements raisonnables ».

Ou n’importe quoi d’autre. Charest a un bilan d’une nullité impressionnante; c’est vraiment dire à quel point Boisclair est médiocre pour être incapable d’en tirer profit.

Mais il n’est peut-être pas trop tard. Il faudra peut-être suivre les recommandations de Victor Lévy-Beaulieu et se chercher un nouveau chef…